• Un diplôme en préparation, une spécialité qui attire, l’envie de découvrir comment la médecine vétérinaire se pratique ailleurs… Le départ à l’étranger peut commencer par une question très concrète : qu’aimerait-on apprendre que l’on ne connaît pas encore ?
  • C’est autour de cette ouverture que se construit le premier épisode de Vet’o micro enregistré en public, organisé à l’EnvA avec l’IVSA Alfort. Marine Slove, y réunit Alain Fontbonne, dont le parcours est associé à la reproduction canine et féline, Charly Pignon, spécialiste des nouveaux animaux de compagnie passé par les États-Unis pour se former à la médecine zoologique, et Jehan Azoulay, étudiant et membre de l’IVSA Alfort.
  • Trois regards qui permettent de rapprocher l’expérience des enseignants des interrogations de celles et ceux qui préparent leur départ.

Choisir ce que l’on veut apprendre avant de choisir où partir

Dans un cursus vétérinaire, la mobilité peut servir des projets très différents. Découvrir une activité clinique, rejoindre une équipe de recherche, travailler au contact de la faune sauvage ou participer à une mission associative ne suppose ni les mêmes attentes ni la même préparation.

À Alfort, les possibilités présentées par l’établissement reflètent cette diversité : séjours d’études, stages professionnels dans des universités partenaires, stages cliniques ou de recherche. Le bureau des relations internationales peut également accompagner la construction d’un projet personnel lié à une orientation professionnelle, notamment en clinique, en recherche, auprès de la faune sauvage ou dans une ONG. L’école participe aux programmes Erasmus+, Brafagri et Arfagri.

Observer le métier depuis une autre place

La présentation de l’épisode annonce des souvenirs qui conduisent notamment les invités de l’Europe de l’Est aux États-Unis, mais aussi au Bangladesh et en Chine. Leur fil conducteur : ce que ces expériences ont changé dans leur rapport à la pratique, à l’enseignement et aux cultures professionnelles.

Cet angle invite à regarder au-delà des seules techniques médicales. Lors d’un séjour, l’organisation d’une journée, les échanges entre collègues, la place donnée aux personnes en formation ou la manière de discuter un cas clinique constituent aussi des sujets d’observation.

La langue fait partie de la préparation professionnelle

Comprendre une conversation courante et suivre une discussion clinique ne mobilisent pas exactement les mêmes ressources. Présenter un cas, demander une précision ou expliquer que l’on n’a pas compris font partie des situations à anticiper.

Les exigences linguistiques dépendent de l’établissement d’accueil et des activités prévues. L’EnvA distingue ainsi, pour les étudiants internationaux qu’elle accueille, un niveau minimal de français B1 en formation préclinique et B2 en clinique. Cet exemple rappelle que la langue est aussi une condition de participation à la formation.

Faire du retour un moment utile au parcours

Une expérience internationale peut aussi nourrir la réflexion sur le prochain stage ou le premier emploi. A-t-on apprécié le fonctionnement collectif ? Le degré d’autonomie proposé ? Le contact avec certaines espèces ? L’activité observée correspond-elle à ce que l’on imaginait ?

Ces questions donnent une matière plus précise qu’une simple ligne géographique sur un CV. En entretien, le séjour peut être présenté à travers les activités réalisées, les apprentissages et les choix qu’il a permis de préciser, en distinguant clairement ce qui a été observé de ce qui a été pratiqué.

L’EnvA inscrit d’ailleurs le développement de la mobilité étudiante dans sa démarche d’insertion professionnelle. Le départ prend alors sa place dans un parcours : une occasion de découvrir un environnement de travail et de mieux définir celui que l’on souhaite rejoindre.